RENCONTRE
Samedi 5 septembre

Jacques Bonnaffé lit Henri Bosco
Cette soirée clôture l’exposition Henri Bosco (1886-1976) de la Médiathèque d’Arles, Espace Van Gogh, fêtant le cinquantenaire de la mort du romancier.
© Photo Anne Rimlinger
« La présence de l'eau annonce toujours un mystère, et, fût-elle captée, limpide et calme, dans une vasque étroite, son apparition suggère des lacs, des gouffres, et ces fleuves obscurs qui coulent sous la terre. » Henri Bosco, Sabinus.
Jacques Bonnaffé lit Henri Bosco
Arles, samedi 5 septembre 2026 – 18 heures
Comédien complet, Jacques Bonnaffé est présent et apprécié tant sur les écrans que sur les scènes de théâtre, aussi bien pour ses rôles et compositions dramatiques réalistes que pour ses lectures intrépides et interventions publiques originales. Sa voix a également marqué des auditeurs passionnés, adeptes de la pure écoute radiophonique : on se souvient, sur France Culture, de Jacques Bonnaffé lit la poésie, émission régulière de 5 minutes de lecture de textes, d’un auteur chaque fois différent.
Le 5 septembre au soir, il fera entendre un certain Henri Bosco, mis en avant à la médiathèque d’Arles dans une exposition, forcément très influencée par les thèmes du fleuve et de la Camargue tout proches, et qui imprègnent le roman Malicroix. L’eau sous toutes ses formes est très présente chez Bosco, né à Avignon sous le signe du Rhône et de la Durance… C’est cette dernière, la simple rivière voisine du mas familial, qui a impressionné l’enfant par ses crues, marqué l’adolescent par ses interdits d’approche, et mêlant ses eaux au fleuve Rhône en abondant ses inondations chroniques… Mais il y a aussi chez Bosco le mystère de la mer, et la peur, certes onirique, de formes diverses d’engloutissement, rêves d’apesanteur subaquatique, dont déjà L’Enfant et la rivière contient un avatar… Il y a de même les fontaines, les bassins et les conques, souvent miroirs de la lune, et dont les enchantements peuvent basculer en sortilèges. Enfin : les sources pures, dont le trajet souterrain constitue la part incertaine, parcours non exempt de passes ténébreuses et participant des multiples sèves que l’écrivain sent sous son pas, sous la terre, nous menaçant de sourdes remontées, de poussées inopinées… Ou au contraire : nous promettant germinations et éclosions, et le jaillissement du jardin merveilleux, du paradis, bien sûr…
Jean-François Jung, L’Isle-sur-la-Sorgue, juillet 2026
Lieu de la lecture : Salle d’Honneur de l'Hôtel de Ville d’Arles (Place de la République)
Cette soirée clôture l’exposition Henri Bosco (1886-1976) de la Médiathèque d’Arles, Espace Van Gogh, fêtant le cinquantenaire de la mort du romancier.
